
Banque mondiale (BM)
Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux des capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays en développement. Elle se compose des trois filiales suivantes :
1. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture, énergie, etc.).
2. L’Association internationale pour le développement (AID) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (15 ou 20 ans) de prêts à taux d’intérêts nuls ou très faibles à destination des pays à faible revenu.
3. La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées de pays en développement. (suite)
Crise de la dette
La crise débute en 1982, lorsque le Mexique indique aux banquiers de Wall Street qu'il ne peut plus payer sa dette extérieure en raison de la montée effarante des taux d'intérêts. Suite à cet épisode, le FMI occupa une place plus importante dans le système international en tant que régisseur de l'économie mondiale. Voici un article intéressant d'ATTAC à cet effet: Crise de la dette et plan d'ajustement structurel
Décroissance
Désigne deux concepts distincts mais complémentaires :
1. Une projection économique théorique qui considère comme non durable la croissance économique ;
2. Un ensemble de mouvements politiques et sociaux qui s'opposent au modèle social basé sur le développement de la consommation (suite).
Fond monétaire international (FMI)
Cette organisation est née le même jour que la Banque mondiale avec la signature des Accords de Bretton Woods (1944).
À l’origine, le rôle du FMI était de défendre le nouveau système de changes fixes. À la fin de Bretton Woods (1971), le FMI est maintenu et se révèle petit à petit le gendarme et le pompier du capitalisme mondialisé : gendarme lorsqu’il impose ses programmes d’ajustement structurels, pompier lorsqu’il intervient financièrement pour renflouer des Etats touchés par une crise financière.(suite)
Modèle ISI
Cette stratégie renvoie principalement à l’expérience historique de l’Amérique latine des années trente et quarante, et à l’école théorique dite de la CEPAL (Commission Economique Pour l’Amérique Latine de l’ONU), avec notamment les écrits de l’Argentin Raúl Prebisch. Le point de départ est le constat selon lequel, confrontés à une réduction drastique des échanges, les principaux pays d’Amérique latine avaient su répondre à la demande intérieure en remplaçant les produits importés par le développement de la production locale. (suite)
Plan Marshall
Le plan Marshall (officiellement après son élaboration : le Programme de rétablissement européen, en anglais le European Recovery Program ou ERP) fut un plan américain pour aider la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. (suite)
Programmes d'ajustement structurel (PAS)
Politique économique imposée par le Fonds Monétaire International (FMI) en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts. (suite)
Révolution bolivarienne
Phase entamée au Venezuela en 1998 avec l'élection d'Hugo Chavez Frias à l'image du plan de Simon Bolivar d'unir l'Amérique face à l'impérialisme. Ce nouvel épisode correspond à un changement radical à l'intérieur de la société vénézuelienne où les rapports sociaux prennent le dessus sur les échanges marchands. L'État investit massivement dans tout ce qui a trait aux services à sa population, réduit drastiquement les cadeaux offerts aux élites, supporte de façon réciproque et solidaire les pays étant liés à la cause du pays.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter ces articles et présentiques que j'ai écrit:
L'Alternative bolivarienne pour les Amériques : Aube d’une solidarité régionale et d’une alternative au néolibéralisme ?
La Révolution bolivarienne : synthèse critique d'événements courants
Le Pétrole et le socialisme du XXIe siècle, le cas du Venezuela
|