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Le développement international

… ce qui passe aujourd’hui pour la vérité de l’histoire du genre humain (c'est-à-dire le progressif accès de tous les peuples aux bienfaits du “développement”) repose en fait sur la manière dont la société occidentale, à l’exclusion de tout autre, a problématisé son rapport au passé et à l’avenir, puisque le “développement” constitue aussi une manière “prophétique” d’envisager l’histoire (Rist, 1996 : 76 cité par Peemans, 2002 : 234).

Savez-vous depuis quand existe le développement international?

Le concept du développement fait son apparition dans le système international à un moment où deux aspects font surface : la bipolarité idéologique et les indépendances. Au sortir de la guerre de 1939-1945, l’Europe est détruite et nécessite une aide pour se reconstruire. C'est ainsi qu’en 1948, Truman prononça un discours à la faveur du développement de l’Europe, et ce, par l’entremise du Plan Marshall. Un aspect important de ce texte fut le point IV qui amenait l’idée que l’on puisse aider les populations pauvres de la planète à sortir de leur précarité (Peemans, 2002 : 42).

« Après quelques hésitations, l’idée fut finalement retenue parce qu’elle était originale et constituait un public relations gimmick, au contraire des trois premiers points, assez conventionnels. Comme on pouvait s’y attendre, au lendemain du discours présidentiel, la presse américaine fit ses gros titres sur le « Point IV », même si personne — pas même le président ni le secrétaire d’État — ne pouvait en dire plus que ce  que chacun avait lu » (Gilbert Rist, 1996 : 117).

À ce stade, il est important de mentionner qu’à la sortie de la Deuxième guerre mondiale, l’Occident n’était pas seulement guidé par un besoin de reconstruction économique, mais également par un besoin de protection idéologique face à l’expansion du modèle communiste (Peemans, 2002 : 26). En conséquence, l’apparition du point iv a très bien coïncidé avec ce besoin, puisqu’il fallait convaincre les gens de l’impératif capitaliste.

Les changements politiques au Sud allèrent également convaincre l’Occident de cette nécessité. En effet, les nombreuses indépendances ayant eu lieu, notamment en Amérique latine, furent une occasion pour ces deux idéologies (capitaliste et communiste) de s’étendre, en voyant ainsi « un vide idéologique. » C'est d’ailleurs sur des sols étrangers qu’ont eu lieu les guerres entre les puissances soviétique et états-unienne, d’où le nom de Guerre froide. Cela dit, par les efforts de développement, l’aile capitaliste alla s’immiscer dans les sociétés pré-capitalistes afin de les intégrer dans leur système, notamment en favorisant la croissance économique (productive), en apportant de nouvelles technologies, en libéralisant les marchés, en favorisant l’investissement étranger, etc.

Lors de l’affaiblissement de l’Union soviétique, de la crise de la dette dans les années 80, et de l’échec du modèle ISI, l’industrie du développement (l’Occident) a pu s’émanciper par sa polarité idéologique et son pouvoir économique en créant de nouvelles institutions internationales tels la Banque mondiale et le Fond monétaire international, qui alla lui permette de disposer librement des pays dits en voie de développement et sous-développés. C'est ainsi que les Programmes d'ajustement structurel (PAS) s’incorporèrent dans la réalité de ces pays, les forçant à obéir aux dictats de l’économie néolibérale exigeant de leur part de désengager leur gouvernement de l’économie nationale et envers leur population (services sociaux) en guise de condition à l’« aide » du Premier monde.

Comme vous avez pu le constater, plusieurs courants de pensée dirigent le développement international, de même que plusieurs institutions. Tout cela a notamment mené à l’élaboration de plusieurs stratégies de développement qui se décortiquent en plusieurs secteurs d’intervention.

Pour plus d'informations, consultez cette présentique: introduction au développement international

 
   
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